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Suites opératoires

INFORMATION CONCERNANT LES SUITES OPERATOIRES D’UNE INTERVENTION CHIRURGICALE

Ce chapitre concerne les suites opératoires immédiates d’une intervention orthopédique type, c’est-à-dire les trois à quatre premiers jours qui suivent le geste chirurgical.

Actuellement, la durée moyenne d’hospitalisation est réduite du fait de l’emploi généralisé des techniques arthroscopiques et mini-invasives. En moyenne, un tiers des hospitalisations se fait en hôpital de jour (entrée le matin et sortie le soir), un tiers des séjours dure plus de 24 heures (sortie le lendemain) et le dernier tiers dure de 3 à 5 jours (mise en place d’une prothèse articulaire).

De nombreux intervenants vont s’occuper de vous dans les suites immédiates de votre intervention chirurgicale à commencer par le personnel médical de la salle de réveil.
Une fois que vous serez réchauffé, que la douleur sera calmée et que les constantes vitales seront stabilisées, vous pourrez regagner votre chambre. Vous y serez conduit par un brancardier.

Le relais est alors assuré par l’équipe médicale propre à chaque étage d’hospitalisation. Celle-ci comprend différents personnels (infirmière, aide-soignante, personnel de restauration, agent d’entretien etc..). Pour ma part, je passerai vous voir le soir de l’intervention puis chaque jour suivant.
Mon assistante s’occupera des « papiers » et de l’éventuel transfert en centre de convalescence.

Deux grands principes vont rythmer les heures et les jours qui suivent votre intervention chirurgicale : La lutte contre la douleur et la reprise de votre autonomie.

La lutte contre la douleur :

Généralement, toutes les précautions sont prises pour anticiper la douleur, le médecin anesthésiste ayant dès l’intervention chirurgicale prévu les antalgiques et les techniques anesthésiques permettant un réveil indolore. N’hésitez surtout pas à signaler la recrudescence des douleurs au personnel infirmier afin que toutes les dispositions soient prises pour lutter contre.

Une attention particulière est rappelée au patient à qui on a posé un cathéter d’anesthésie locorégionale : la plupart du temps, la sédation douloureuse se fait au prix d’une paralysie motrice transitoire : il est donc normal que vous n’arriviez pas à mobiliser le membre opéré quelques heures…
Les moyens physiques ne doivent pas être oubliés car ils contribuent à limiter votre douleur :

Le froid (cryothérapie) permet une diminution des phénomènes douloureux. Il est systématiquement utilisé grâce à l’emploi d’une vessie de glace ou d’une attelle réfrigérée posée sur le membre opéré plusieurs fois dans la journée.

La contention de la zone opérée que ce soit par attelle, bandage, écharpe, etc…., immobilisera la zone potentiellement douloureuse et limitera surtout les faux mouvements qui pourraient être responsables d’une augmentation de la douleur.

Ces différentes méthodes sont connues du personnel soignant de même que leurs avantages, leurs inconvénients et leurs surveillances.

Reste la dimension psychologique de la douleur variable d’un patient à l’autre.
N’hésitez pas à verbaliser votre éventuelle appréhension que ce soit à votre entrée, avant l’intervention ou après. Sachez que toutes ces méthodes mises en œuvre ont pour but de vous faire dire :

« Je craignais d’avoir beaucoup plus mal » ….

La reprise de votre autonomie :

Les techniques mises en place pour assurer le succès de votre intervention et le confort post-opératoire rendent le patient souvent impotent et dépendant (perfusion, pompe électrique d’anesthésie locorégionale, flacon de drainage, attelle, etc….).
Les 24 premières heures sont les plus pénibles : vous aurez besoin d’aide pour sortir de votre lit, effectuer votre toilette, vous déplacer, aller aux toilettes…

Assez rapidement néanmoins, vous serez « libéré » de tout ce dispositif (perfusion à J+1, cathéter d’anesthésie et flacons de drainage éventuels à J+2).
Parallèlement à cette évolution dans le temps, vous serez aidé par le personnel médical et paramédical.
N’hésitez pas à faire appel à lui.

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