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Anatomie et fonctionnement

L’EPAULE : ANATOMIE, FONCTIONNEMENT

L’épaule comprend plusieurs articulations, la plus importante reliant le bras (tête de l’humérus) à l’omoplate (par le biais de la glène).

Cette articulation, appelée ” gléno-humérale ” est une des articulations de l’organisme qui autorise les amplitudes les plus importantes dans les 3 plans de l’espace. Elle est responsable de 50% de la mobilité et de l’essentiel de la stabilité de l’épaule. Cette mobilité très importante est la conséquence d’une disposition anatomique particulière, avec notamment des surfaces articulaires peu emboîtées.

En dépit de ce manque de couverture, l’épaule maintient avec précision la tête humérale dans une marge de 1 mm du centre de gravité de la glène au cours de la plupart des mouvements : on conçoit donc à la fois le rôle capital des autres structures qui augmente la stabilité et la vulnérabilité de ce dispositif dans les mouvements extrêmes.

Ces renforcements sont essentiels à détailler : on distingue les éléments passifs (bourrelet, ligaments) et actifs (muscles).

Leur intégrité explique le fonctionnement harmonieux de l’épaule, sous réserve que la commande nerveuse ne soit pas atteinte.

Leur faillite explique les deux problèmes les plus fréquents touchant l’épaule : apparition d’une instabilité, conflit avec les structures de voisinage.

Eléments passifs :

Le bourrelet glénoïdien, fibro-cartilage assimilable à un ménisque, est appliqué sur le rebord de la glène, et permet une augmentation de sa surface et de sa concavité, entraînant ainsi une augmentation du taux de couverture de la tête humérale (de 52 à 72 %). Son atteinte est quasi-systématique dans les problèmes d’instabilité.

Les ligaments gléno-huméraux renforcent en avant la capsule. Ils sont au nombre de trois et présentent une grande variabilité. Le plus important est le ligament gléno- huméral inférieur : il s’agit du ligament le plus résistant, seul stabilisateur de l’articulation à l’armer en raison de l’ascension du muscle sous-scapulaire. Son atteinte est très fréquente en cas d’instabilité.

Eléments actifs :

La coiffe des rotateurs (muscles sus-épineux, sous-épineux, petit rond et sous- scapulaire), ce dernier constituant une barrière musculaire s’opposant au passage de la tête humérale en avant. Ces muscles sont essentiels au fonctionnement de l’épaule car leur action n’est pas seulement d’être des rotateurs : ils assurent surtout un placage permanent de la tête de l’humérus en face de la glène. Le tendon du long biceps complète ce dispositif. Leur atteinte est régulièrement source de conflit mais peut aussi être la conséquence d’un problème d’instabilité.

Les gros muscles périphériques de la ceinture scapulaire, le plus important étant le deltoïde. Ils agissent de concert en fonctionnant par couples, tout asynchronisme pouvant engendrer conflit et/ou instabilité.

Conclusion :

Le fonctionnement de l’épaule est complexe et cette belle mécanique est sous la dépendance de nombreux intervenants.

Ceci explique sa susceptibilité face à n’importe quelle agression et la fréquente lenteur de la récupération après une intervention chirurgicale.

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