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Ondes de chocs radiales

Les ondes de choc radiales sont utilisées depuis une dizaine d’années pour traiter les pathologies tendineuses ou musculaires d’hyper-utilisation ou dues à des microtraumatismes répétés. Il s’agit d’une activité démarrée par des experts français.

L’appareil utilisé (BTL mis en service en septembre 2018) permet la réalisation d’une séance d’une dizaine de minutes permettant de délivrer de 1000 à 2000 impulsions avec une pression et une fréquence dépendant de la pathologie.

Il s’agit d’un traitement de surface (méthode non invasive) qui ne nécessite pas d’anesthésie ou de médication, qui peut être parfois douloureux mais qui est généralement bien toléré (douleurs et/ou ecchymoses régressant après quelques jours) et qui constitue une alternative validée aux différentes méthodes médicales (infiltrations) ou chirurgicales dans plus de trois cas sur quatre. Il n’y a pas d’immobilisation ni incidence sur l’activité quotidienne du patient.

L’effet n’est pas immédiat et nécessite en fonction des localisations plusieurs séances pour que les tissus se remodèlent en 4 à 6 semaines.

Les ondes de choc radiales ont néanmoins souvent un impact mécanique immédiat avec un mécanisme physique mais surtout un effet plus lointain avec la création de mécanismes moléculaires et cellulaires secondaires qui vont remodeler les tissus (qu’ils soient musculaires ou tendineux). Ce remodelage des fibres de collagène constituant les tissus ainsi qu’une action défibrosante vont faire diminuer la douleur et améliorer la fonction.

Il existe quelques contre-indications : troubles de la coagulation, cartilage de croissance chez l’enfant et grossesse.

Les principales indications des ondes de chocs radiales sont :

Epicondylite (coude) : inflammation douloureuse de l’insertion du tendon sur le coude médial

Tendinite de la coiffe des rotateurs (tendons de l’épaule) et conflit sous acromial : inflammation douloureuse des tendons, attachés au bras sur l’humérus et en conflit avec l’omoplate (acromion)

Bursite du grand trochanter : inflammation douloureuse d’une bourse séreuse à l’insertion des muscles fessiers sur le haut du fémur

Tendinite rotulienne (Jumper’knee) : inflammation du point d’insertion du ligament patellaire

Tendinite calcanéenne d’insertion ou corporéale (Achillodynie) : pathologie douloureuse du tendon d’Achille localisée au niveau de son insertion sur le calcanéum ou de son tendon

Aponévrosite plantaire (fasciite plantaire : inflammation douloureuse, le plus souvent chronique, de l’aponévrose plantaire)

Enthésopathies chroniques : irritation douloureuse des insertions des tendons due à un surmenage ou à un effort incorrect, ou encore à des processus dégénératifs

Lésions chroniques des tissus mous : Séquelles d’accidents musculaires avec cicatrisation fibreuse.

Points Triggers douloureux : douleurs aiguës et chroniques dans le dos, les épaules, le cou, etc. dues à des muscles raccourcis, contractés et épaissis de façon permanente, résistantes aux thérapeutiques classiques (massages etc)

Périostite tibiale : inflammation de la crête tibiale due à un effort excessif

Les objectifs attendus sont :

la diminution de la douleur

la régénération des tissus endommagés

le traitement des fibroses (induration des tissus) et de la calcinose (dépots de cristaux).

En conclusion : les ondes de choc radiales constituent un traitement validé pour les pathologies chroniques de l’appareil locomoteur, que ce soit au niveau tendineux ou musculaire.

Ces traitements permettent de calmer les pathologies d’hyper-utilisation et de permettre une reprise de l’activité physique antérieure.

Néanmoins il s’agit d’un traitement dont les résultats dépendent :

De l’endroit traité,

De l’appareil utilisé,

De la façon de délivrer les impacts en termes de pression, fréquence et nombre.

Enfin cet acte spécifique ne bénéficie toujours pas d’une tarification par la Sécurité Sociale (codage CCAM). Il reste donc Hors Nomenclature.
Dans ces conditions, cet acte est facturé mais peut éventuellement faire l’objet d’un remboursement par la mutuelle complémentaire.

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